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Wylie and Helene Incomparable India |
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Street Smart
First Impressions
Mes premiers pas à Varanasi m’ont donné l’impression que je venais de poser les pieds dans une zone de guerre juste après un bombardement. Les édifices ont une allure décrépite, les fils électriques et téléphoniques s’enchevêtrent de telle sorte qu’il est difficile d’imaginer qu’aucune tonalité ou courrant n’en soient produits.
En me rapprochant de la vieille ville, je me suis sentie émue par la beauté des temples qui émergent de partout. Les Ghats offrent un spectacle culturel haut en couleurs et en dévotion qu’il est difficile d’imaginer. Je n’avais jamais pensé d’avoir un jour la chance d’observer et de vivre ce type d’expériences que je croyais ne plus qu’exister que dans les livres d’histoire.
Les touristes ne s’entendent pas tous quand aux charmes de Varanasi, mais tous restent marqués. Certains diraient que Varanasi c’est l’Inde en son entier, c’est une somme de ce que l’Inde a à offrir de plus intéressant au plan culturel et religieux. D’autres croient plutôt que ça n’a rien avoir avec le reste de l’Inde. Deux façons, sans doute, d’exprimer la même chose.
Befriending The Unusual
Les hauts et les bas de Varanasi ont des intensités équivalentes.
Le terrible manque d’hygiène saute aux yeux. Les fruits et légumes étendus sur la rue de terre, tout pres des vaches sacrées qui n'attendent que le fruitier aille le dos tourné pour mieux se régaler.
Un piéton distrait risque une rencontre fâcheuse avec une galette bien aromatisée laissée derrière par la vache sacrée du quartier.
Un berger s’y sentirait à son aise, sachant mieux que quiconque manœuvrer son chemin entre un buffle et une vache sans se faire corner. Il nous est très difficile de boire le lait et manger le fromage de ses buffles qui nous côtoient dans les ruelles de Varanasi. Je dirais que les vaches du coin sont définitivement ‘street smart’, elles en auraient pas mal à montrer à nos bœufs de l’ouest. Elles ont leur territoire bien défini, et se font bien gâter par les Indiens qui ne laisseraient jamais une vache affamée sous prétexte de nettoyer les rues.
I would qualify the cows of Varanasi as "street smart". They would have a lot to teach our cattle. They each have their own territory where they visit their own little patch of food scraps left behind by generous and devoted souls. Indians would never let a cow starve. Besides, they keep the streets clean.
Par contre les chiens n’ont pas la même chance. Sans doute passent-ils après les vaches dans le système de caste des animaux de l’Inde. Ils se font dévorer plus qu’ils n’arrivent à se nourrir eux-mêmes. Ca me rappelle mes poux, que j’ai contracté à l’orphelinat où je travaillais, et je dois dire que c’est vrai que ça pique.
Coming Into Contact
La pauvreté n’est pas facile à regarder et impossible à éviter à Varanasi. Un grand nombre d’enfants ne fréquentent pas l’école. Le taux d’analphabètes est d’environ 50%,en Inde. Les parents font travailler leurs enfants plutôt que de les envoyer à l’école. Ils ont des familles nombreuses, sous prétexte de faire plus d’argent avec les revenus de ces derniers. Le manque d’instruction maintient le peuple dans un état de pauvreté lamentable. C’est un problème énorme en Inde dont la population constitue 2.5% de la surface terrestre avec 16% de la population totale du monde. On dit de l’Inde qu’elle aurait doublé sa population au cours des cinquante dernières années, et d’atteindre le fameux milliard.
On ne trouve pas beaucoup de programmes sociaux en Inde. Les pauvres sont de véritable laissés pour compte. On ne marche pas en Inde avec l’idée d’y faire de l’argent. On y marche en pensant aux moyens les plus constructifs de partager notre savoir-faire et notre richesse. There are not much in the way of social programs in India. The poor are left to themselves. One doesn't walk in the streets of Varanasi with the idea of making money. One walks around thinking of ways to share their knowledge and wealth.
Les Indiens sont très aimables. Ils en font une véritable profession. Ils aiment beaucoup parler aux touristes et sont très curieux. Le problème c’est qu’ils sont un milliard à se battre pour nous parler et curieusement ils ont tous les mêmes questions.
C’est un peuple qui m’a paru très pacifique. On ne voit pas de violence dans les rues surpeuplées. Ils arrivent à composer avec les foules sans faire de crises de nerfs. C’est dans la famille que la violence se joue. Les femmes n'ont pas le meme statut que les hommes dans la famille. Le mari decide et la femme consent. Du moins pour la famille moyenne de l'Inde.
Les plus recentes statistiques compilaient dans la derniere annee, 10,000 femmes tuees pour la dotte.
Ceci ne compte pas celles qui se font battre, par un mari assoife par l'argent. Ils esperent de cette facon faire pression sur la famille de celle-ci pour en soutirer plus d'argent.
Ils font tout au rythme des tropiques et prennent le temps de sourire et de faire la conversation. Ils ont le pas léger et les manières réservés, peut-être un peu "poule mouillee".
The Extra Bit
La nourriture indienne est excellente. La nourriture des pauvres a tendance à être plus huileuse et plus épicée, mais fait preuve de créativité inégalée comparée aux autres pays que nous avons visité. Le seul problème est la diarrhée qui assaille mes intestins perpétuellement. Sans doute ai-je besoin d’un jeune, mais comment résister à tous ces plats aromatiques qui m’attaquent sans pitié.
Varanasi ne semble pas avoir changé au cours du siècle dernier. C’est un des rares endroits sur la planète que le tourisme n’a pas affecté. C’est plutôt l’inverse qui se produit. C’est nous qui en revenons changé. Cette ville a toujours vécu grâce au tourisme puisqu’elle se fait envahir chaque jour par les pèlerins. Les touristes étrangers ne constituent qu’un faible pourcentage du nombre total de visiteurs.
On se sent accepté par les Indiens et ils ne m’ont pas du tout paru affecté par le virus ethnocentrique. Ce serait plutôt l’inverse. J’ai eu l’impression qu’ils avaient un manque d’estime d’eux-mêmes; qu’ils ont honte de leur pauvreté; des conditions économiques dans lesquelles ils vivent. We feel welcome by Indians. They do not seem to have been attacked by the infectious virus of ethnocentricity. It would be the reverse, rather. I had this feeling, that they felt insecure and lack selfesteem as a nation. They seem ashamed of the backward state of their country.
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